31 mai 2009
Portrait de famille
Tant de temps a passé depuis l'époque du début de ce petit blog!Pour récapituler,je poste aujourd'hui des photos de ma famille.Pierre,19ans,est maintenant étudiant en Beaux Arts à Paris.Raphaelle,22ans ce 4 juin prochain,termine brillament sa 2° année d'école d'infirmières.Héloise,27 ans,notre chanteuse classique,est l'heureuse maman de Roman,Clément et Emma.
Tout ce petit monde vient régulièrement me voir à mon nouvel appartement perché au 8° étage au-dessus des pins ou cavalent les écureuils espiègles,et ou s'ébattent oiseaux de toutes sortes : mésanges,tourterelles,geais,huppes,verdiers,pies et merles rieurs.
Les vacances d'été approchent,et je pense revenir plus régulièrement sur ce blog longtemps abandonné.Que les fidèles soient tous les bienvenus :bien à vous,joelle
09 février 2009
PRIERE POUR ALLER AU PARADIS AVEC LES ANES (Françis Jammes)
Lorsqu'il faudra aller vers vous,o mon Dieu,faites que ce soit par un jour ou la campagne en fète poudroiera.Je désire,ainsi que je fis ici-bas,choisir un chemin pour aller,comme il me plaira,au paradis ou sont en plein jour les étoiles.Je prendrai mon baton et sur la grande route j'irai,et je dirai aux anes,mes amis:
"Je suis Françis Jammes et je vais au paradis",
car il n'y a pas d'enfer au pays du Bon Dieu.
Je leur dirai:
"Venez,doux amis du ciel bleu,pauvres bètes chéries qui,d'un brusque mouvement d'oreille,chassez les mouches plates,les coups et les abeilles..."
Que je vous apparaisse au milieu de ces bètes que j'aime tant parce qu'elles baissent la tète doucement,et s'arrètent en joignant leurs petits pieds d'une façon bien douce et qui vous fait pitié.J'arriverai suivi de ceux qui portèrent au flanc des corbeilles,de ceux trainant des voitures de saltimbanques ou des voitures de plumeaux et de fer-blanc,de ceux qui ont au dos des bidons bossués,des anesses pleines comme des outres,aux pas cassés,de ceux à qui l'on met de petits pantalons à cause des plaies bleues et suintantes que font les mouches entètées qui s'y groupent en ronds.
Mon Dieu,faites qu'avec ces anes je vous vienne.
Faites que dans la paix,des anges nous conduisent vers des ruisseaux touffus ou tremblent des cerises lisses comme la chair qui rit des jeunes-filles,et faites que,penché dans ce séjour des ames sur vos divines eaux,je sois pareil aux anes qui mireront leur humble et douce pauvreté à la limpidité de l'amour éternel.
12 juin 2008
Rectificatif : à la place de "chance",je voulais dire "gentillesse" (mais j'ai la téte à l'envers!Je serais bien prétentieuse de trouver que vous avez de la chance de venir sur mon blog!!!Vous étes tous merveilleusement gentils!! : PAULA,KARINE,VERONIQUE,THIERRY,HELOISE , GUY,RHONDA,CLAIRE,CLAUDE................et j'en passe.................Comme dit Thierry : "vous étes tous formidables!!!!!!!!!!!"
SENS DESSUS DESSOUS
Eclipse temporaire de ma part : je suis en plein dans les cartons de déménagement! Avec à mes cotés,Pierre qui révise son bac : l'ambiance est électrique!!
Je déménage dans le batiment mitoyen du mien,un plus petit appartement (finances obligent),au 8° étage avec une terrasse que j'espère transformer en mini-jardin! Cette nouvelle habitation est une page de ma vie qui se tourne...J'ai vécu près de 15ans à mon adresse actuelle,élevé mes trois enfants qui peu à peu quittent le nid...Une nouvelle page m'attend...Je la tourne avec sérénité et optimisme...
J'ai hate d'arranger mon nouveau petit coin,que,dans ma téte,j'appelle LE PHARE car il est haut perché et qu'on peut y apercevoir la mer.........
A bientot,donc! Je n'oublie aucun de ceux qui ont eu la chance de jeter un oeil à travers ma petite lucarne!!!
Je vous aime TOUS, Joelle
01 juin 2008
http://www.dailymotion.com/video/x2pvoh_bernard-lavilliers-lete_music
Je cherchais quelques rimes quand elle m'est apparue
Cette beauté qui signe un seize de la rue
Elégante, exotique, sortie des « Fleurs du mal »
Des fumées baudelairiennes un amour marginal
Juste derrière l'épaule un tatouage digne
Malheur à qui me frôle je suis comme suis
Je suis comme je suis plaisir à qui me prend
Et dans ce jeu de rôle, je te veux maintenant
L'été était nu sur la plage et cet amour sauvage
Profondément marqué
Marqué par un été torride
Septembre semble vide
Vide et désespéré
Un été sans sommeil jusqu'à la déchirure
Le ciel noir et la mer à jamais confondus
Je pourrai dessiner toute ta chevelure
Papillons bleus et noirs de tes mèches tordues
Mais la foudre est tombée et j'en garde la brûlure
Et ce poignard de nacre dans la plaie qui me tue
Tes lèvres entrouvertes épuisent cette blessure
Où l'amour et la mort se mêlent "soniador"
L'été était nu sur la plage et cet amour sauvage
Profondément marqué
Marqué par un été torride
Septembre semble vide
Vide et désespéré
Je suis comme je suis malheur à qui me prend
Malheur à qui me frôle attention si je mens
Où l'amour et la mort se mêlent "soniador"
BERNARD LAVILLIERS
Il fait partie des chanteurs que j'apprécie.Sa sensualité,sa voix chaude,l'art qu'il a de nous faire voyager en sont les raisons premières.....
Avec cet étrange mois de mai pluvieux,on a tous besoin de s'évader un peu. Je vous propose d'écouter cette jolie chanson que je dédie à ma cousine Véronique....
29 mai 2008
POEMES D EMMA (8ans et 5 mois)
LE PRINTEMPS
Un petit oeil jaune,
Tout jaune
C'est la primevère,
La première.
Un petit oeil blanc,
Très franc
C'est la paquerette
Mignonnette.
LES RAINETTES.
Chantez,les rainettes,
Car voici la nuit qui vient,
La nuit on les entend bien.
Crapauds et grenouilles,
Ecoutez mon merle
Et ma pie qui parle,
Ecoutez toute la journée,
Vous apprendrez à chanter.
AMOUR.
Sur le rouge à lèvres de gamin
Sur les lèvres déchirées
Sur les miroirs transparents
J'écris ton nom.
Pour remplacer le soleil qui nous manque tant en ce moment,
trois petits poèmes d'EMMA, qui seront bientot suivis
de jolis dessins de son petit frère CLEMENT...............
A MEDITER ...............
"JE NE CONNAIS PAS D'AUTRE SUPERIORITE QUE LA BONTE"
(LUDWIG VAN BEETHOVEN)
14 mai 2008
RIEN NE SERT DE COURIR!!!!!!
C'est ce que je me dis, lorsque je nous vois "cavaler" à un rythme d'enfer...
Les "lents" sont des sages!
Kundera note qu'il y a un lien secret entre la lenteur et la mémoire,entre la vitesse et l'oubli.Evoquons une situation on ne peut plus banale : un homme marche dans la rue.Soudain,il veut se rappeler quelque chose,mais le souvenir lui échappe.A ce moment,machinalement,il ralentit son pas.Par contre,quelqu'un qui essaie d'oublier un incident pénible qu'il vient de vivre accélère à son insu l'allure de sa marche,comme s'il voulait vite s'éloigner de ce qui se trouve,dans le temps,encore trop proche de lui".
La vitesse est volontiers amnésique.....
QUE CHERCHONS-NOUS TOUS A OUBLIER ?........
QUE CHERCHONS-NOUS TOUS A OUBLIER ?......
Posons-nous juste la question et tâchons de nous souvenir d'Apollinaire,
en faisant que notre "vie soit lente"
et notre "espérance violente"...................
Que notre "vie soit lente"
et notre "espérance violente"...................
11 mai 2008
SI J ETAIS IF (poème que j'ai écrit dans les années 1980)
Si j'étais If je te ferais des colliers jaunes
de fleurs de jasmin d'hiver
quand ta peau,les jours frileux
a la couleur de la neige.
Je te ferais des colliers parfumés
de fleurs de jasmin blanc
pour étoiler ta peau ambrée des jours d'été.
Je te ferais raconter les anes
ramenant leurs corbeilles
chargées de souvenirs sur les sentiers du passé.
Les petits anes usés, lointains
qui te rappellent ce que tu as vécu
autrefois
quand tu étais une autre
d'autres personnes toutes multiples et différentes
dont tu gardes pourtant l'ame unique
cette ame que je serre contre moi
comme un petit moineau.
Si j'étais If j'écouterais tes mots et tes maux
comme tu as su écouter ceux des Ifs passagers
puis évanouis vers d'autres lieux
d'autres temps sans toi
les Ifs qui sont venus border un peu ta vie
et que tu as fui pour la blemure de ta solitude.
Si j'étais If on irait marcher sur les sables
et les chemins de poussière fine
sur les aiguilles de pin
sur les cailloux des garrigues
parfumées au thym et au genièvre,
sans rien dire...
Juste ce mouvement qui nous délie
et nous pousse en avant
dans la beauté des choses de l'univers
celles de notre minuscule terre bleue
noyée au sein de galaxies
dont nous ne savons rien.
Si j'étais If, le tien enfin
celui comme le pays que l'on atteint
je déposerais dans tes mains
des brassées d'arums et d'iris d'eau
entremélées de capucines,de liserons roses et de volubilis
Toi en robe d'asparagus parsemée de violettes
debout sur un pied au crépuscule
à la lisière (à la lisière de quoi?)
Si j'étais If.
Si j'étais If celui qui t'a perpétuellement manqué
Mais je ne suis pas If,
"fille verte,mon spleen"...
Tu ne m'as pas trouvé et je mets dans tes pas
en secret
mes pas de pale fantome
ton écriture,tes malhabiles mots
et tes éclats d'espoir
Je suis le fantome de tes pages
"celui qui vient les soirs de frime
te lancer de la brume en baisers
et te ramasser dans ses rimes"
et je sais que tu sais
que je fais intrinséquement partie de toi
et que jamais tu ne me trouveras.





































