24 janvier 2008
Aigues Mortes
Ce dimanche,avec ma Raphaelle,nous avons filé vers la ville fortifié et un peu étrange 'dAigues-Mortes.David fut notre chauffeur et plaisant accompagnateur.Au loin,on l'aperçoit qui se dresse,la Tour Constance,la Tour qui garde,qui veille sur la ville ancienne.
Sur le Pont,au-dessus du Vidourle (un mot qui coule et vire),nous avons regardé les péniches amarrées au quai et révé d'une vie de mariniers.Comme on peut réver et s'inventer des vies,tout en allant et regardant!
Nous avons arpenté les ruelles,admiré les remparts,guetté les boutiques animées,mi étourdis par un flot de soleil comme en bourrasque,mi frissonnants dans les zones d'ombres,comme poursuivis par des "trainées d'ames",ames anciennes de tout un passé dont la ville est chargée...
Mon coup de foudre fut la petite Chapelle des Pénitents Gris ,qui garde son mystère puisque la grille de son jardin est restée close....
21 janvier 2008
Dans mon quartier...
...il y a des petits chemins tranquilles ou il fait bon rouler à vélo...
il y a des églises et une ancienne caserne transformée en école militaire...
il y a des maisons derrière leurs beaux murs de pierre....
Ddes allées de mousse fluorescente,des clochers et de grands arbres...
Le monde est petit!En arpentant la Fac des Lettres,je tombe sur une des meilleures amies de Raphaelle : Eve!Courageuse,elle fait ses études tout en faisant des ménages et des baby-sitting.Coucou,jolie Eve!
Les mimosas pour Karine : re-bon anniversaire,Karine,dans ce parfum poudré et doux!
Dans mon quartier,on peut marcher sous tant de vieux arbres que le réve et l'apaisement sont à portée de main.
Vers le nord,on trouve l'Université P.Valéry,ou j'ai lascivement étudié les Lettres modernes pendant moult années...Je la traverse souvent car elle aussi ressemble à un grand jardin que je connais par coeur.Les étudiants que j'y croisent pourraient étre largement mes enfants,et j'aime les observer en buvant un café "Coté Jardin".Je rentre chez moi par l'Allée de Bon Accueil,bordée de platanes.
En passant devant le super marché de l'Avenue de la Justice,je me hisse toujours sur la pointe des pieds,pour regarder,par dessus de vieux murs,une petite cabane de jardin,ou un terrain vague ou j'imagine la maison que je n'aurai jamais.
Une fois chez moi,de ma chambre,j'ai la vue que l'on aperçoit sur la dernière photo : pas bien idyllique,mais j'aperçois un coin de l'école primaire ou sont allés mes trois enfants,et ou vont actuellement,Emma et Clément.Et quand on regarde bien,à l'horizon,surtout par temps clair,on voit la mer,parfois étale et bleue,parfois miroitante ou grise,ou noire,ou d'un vert qui nous fait réver d'ile.
12 janvier 2008
*** Ressemblances...et airs de famille.. ***
Les ressemblances sont parfois étranges!Sur cette photo,Héloise qui ressemble à son père,a un air de sa grand-mère.Christine,qui ressemble à notre père,se reflète en Raphaelle.Anne-Laure et Emma sont deux petites filles que l'on pourrait parfois comparer.Et souvent,je me retrouve en ma nièce,Anne-Laure
Thierry,Franck Zappa,Thierry,Tom Selleck,les ressemblances sont étonnantes,non?
Quand j'étais enceinte d'Héloise je lisais un roman sur Abélard et Héloise.J'ai trouvé cette peinture d'une représentation de l'Héloise d'Abélard,et les similitudes avec la mienne m'ont frappée.
Lequel est le petit Clément,lequel mon bébé Pierre?
Laquelle est Emma,laquelle Héloise?
Méme air d'indien pour Johnny Depp et Pierre-Emmanuel.
Laquelle est Anna Karina,laquelle est Joelle,laquelle est l'inconnue?
2003: Emma/Clément; 1990 Raphaëlle/Pierre.
10 janvier 2008
LES QUATRE SAISONS
En écoutant "Les quatre Saisons" de Vivaldi :
Je me dis qu'à l'image de cette musique,
nous sommes souvent partagés entre une légèreté et une tristesse indicible.
Nous éprouvons EN MÊME TEMPS
une allégresse aussi déliée que le vol de l'alouette ou les trilles du rossignol,
ET une déchirure inexplicable, qui fait que nous sommes sur le fil du rasoir.
Oscillants sans cesse entre une ferveur qui nous fait inspirer vers le ciel et la lumière,
et des zones d'ombre qui font que nous soupirons secrètement,
tête basse et cils mouillés.
Vieillir,
c'est peut-être accepter de se retirer au fond de soi-même,
accepter de camper aux confins de la solitude.
Sans chagrin, et en restant ouvert sur le monde.
de EMMA ( 8 ans) :
LE VENT
"Le vent souffle sur les feuilles des arbres morts.
Le vent souffle sur les fleurs qui s'arrachent.
Le vent siffle très très fort...que ça résonne.
Le vent souffle que tout s'envole.
Le vent souffle très très fort
Que nous nous envolons au paradis.
Le vent soufflera même à la deuxième vie".
En rentrant de promenade,
un dimanche, à l'entrée d'une impasse, un panneau :
"ROUTE BARREE".
Quelqu'un avait rajouté au feutre rouge, juste en avant : "TU ES MA" :
"TU ES MA ROUTE BARREE".



































































